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vendredi 4 octobre 2019

Carte Blanche à Sainte Brigitte

Carte Blanche du 27 octobre à Sainte Brigitte

PRENEZ DATE !
Reportée en janvier dernier, la Carte blanche à Yann Lagadec aura finalement lieu le 
Dimanche 27 octobre – Salle des fêtes – 15 heures 
« Les Bretons dans la Grande Guerre »

Descendant du Poilu Théophile Baudic, Yann Lagadec est passionné d’histoire et spécialiste de la Première Guerre mondiale. Professeur à l’université de Rennes 2, il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et est régulièrement invité dans des hauts lieux de conférence.
C’est en mémoire de son arrière-grand-père brigittois, mobilisé à 26 ans le 3 août 1914 et démobilisé à 31 ans le 27 juillet 1919, qu’il vient nous partager ses connaissances dans le cadre de cette Carte blanche.
Il abordera la manière dont les Bretons ont été entrainés dans la tourmente des années 14-18, ainsi que le retour à la paix vu de la Bretagne en 1919. Après l'hommage rendu aux Poilus brigittois par la Carte blanche de novembre 2018, lcélébration du centenaire se poursuit ainsi en toute logique en 2019 et à l’approche du 11 novembre.

Poursuite des échanges autour d’un partage convivial. Une séance de dédicaces sera organisée.
Gratuit et ouvert à tousBoissons et gâteaux bienvenus, comme à l’accoutumée.

lundi 18 mars 2019

Histoire et patrimoine de Sainte Brigitte en Morbihan

Les mystères de l'église de Sainte Brigitte (suite de la "Carte Blanche"du 24 février)

En examinant les archives et publications qui concernent Sainte Brigitte, des pans de l'histoire se révèlent, permettant des hypothèses plausibles sur l'église. Il est vrai que les nombreux remaniements et travaux contemporains, s'ils révèlent l'intérêt des habitants pour ce monument, ont hélas effacé de précieuses indications sur la chronologie de la construction qui s'étale du XVe au XIXe siècle. Ainsi le remplacement des poutres dans la nef, du clocheton central, la réfection des enduits intérieurs, de la toiture dont le lignolet a perdu son décrochement qui signait une étape de l'agrandissement de l'édifice, sont autant d'étapes qui rendent la lecture de son histoire  plus difficile. Comme Sainte Brigitte se situe en plein domaine des Rohan lorsque la première chapelle est érigée, celle-ci devait sans doute comme la plupart des édifices religieux de cette époque disposer du blason du fondateur ou principal donateur. Dans l'église actuelle, il n'y a plus aucun blason de ce type mais il reste des éléments importants comme les croix huguenotes peintes sur les autels ou retables latéraux, du chevet actuel.
Croix huguenote à huit branches: église Ste Brigitte
Ces croix rappellent le passé protestant de Quénécan et du domaine de Rohan.La croix huguenote à huit pointes et la colombe (représentation de l'Esprit Saint) est créée en 1688, après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV. Ces peintures qui encadrent l'autel principal sont donc postérieures à cette date. Que savons-nous aujourd'hui de ce XVIIe siècle à Sainte Brigitte?
 cette époque la trève de Saint Brigitte dépend de Cléguérec et le Seigneur du pays est d'abord le Vicomte Henri II de Rohan (1579-1638) qui est protestant. Ce personnage historique va jouer un rôle essentiel dans l'implantation du protestantisme dans Quénécan (le "Pays noir" d'Irène Frein dans son livre "Sorti de rien").C'est lui qui va rompre la tradition d'inhumation des Vicomtes de Rohan dans l'abbatiale de Bon-Repos. En 1603, il devient Duc de Rohan par décision du roi Henri IV. Henri Duc de Rohan, Prince de Léon et Généralissime des armées protestantes décide en 1622 d'implanter un haut-fourneau en aval de l'étang du même nom, dans sa forêt de Quénécan. Il confie un bail de 1622 à 1646 à Geoffroy Fineman d'Angecourt, un huguenot venu du pays de Sedan qui arrive sur Sainte Brigitte avec plusieurs familles huguenotes (le culte protestant sera célébré au château des Salles aujourd'hui ruiné, près de l'étang des Salles). Ce Geoffroy Fineman d'Angecourt dirige en 1620, une forge en Suède (contrat avec Louis de Geer.publication A. Le Coroller) et nous voyons apparaître ici la Suède et la Brigitte de Suède qui est vénérée dans l'église.

Sainte Brigitte de Suède (XVIIe)
La couronne sur la tête de la sainte ne laisse aucun doute sur le fait qu'il s'agit bien de Brigitte de Suède. Il est possible que cette Sainte Brigitte se soit substituée à cette époque à Brigitte d'Irlande qui était à l'origine du nom de Sainte Brigitte lorsque cette trève apparaît dans la liste des trèves et paroisses de la châtellenie de Gouarec au XIIe siècle (première châtellenie de Rohan dans le pays). Ainsi donc, la famille de Rohan, protestante depuis le début du Duché-pairie va développer l'activité sidérurgique des Forges dans son domaine de Quénécan en favorisant le développement d'une communauté huguenote qui laissera des traces dans le pays et aussi dans l'église dédiée au culte catholique.
Croix pattée alésée arrondie du cimetière
 l'entrée du cimetière actuel, deux piliers sont ornés de la croix pattée. Difficile de croire qu'elles datent du nouveau cimetière (1930) car elles paraissent beaucoup plus anciennes; mais alors d'où proviennent-elles, de l'ancien enclos paroissial, du château des Salles?? Impossible de répondre faute d'éléments concrets.Mais à propos de cette croix qui est aussi celle des chevaliers de Malte  et avant, celle des Hospitaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, il faut signaler qu'au XVIIIe siècle, un Rohan était le 70e Grand Maître des Hospitaliers de cet Ordre (de 1775 à 1797). Il s'agit d'Emmanuel de Rohan-Polduc (du nom de la terre du Pouldu près de Pontivy, aujourd'hui sur Saint Jean Brevelay). Ce Rohan, né en Espagne est le fils de Rohan du Pouldu qui le 15 août 1719, à la tête d'une troupe de paysans met en fuite les soldats envoyés par la Régence pour collecter un nouvel impôt. Nous sommes dans la "révolte de Pontcallec", ce qui explique la fuite de ce Rohan en Espagne pour échapper au sort du célèbre Marquis!...Ces croix pattées de Sainte Brigitte n'ont pas encore révélé tous les secrets qui s'y attachent et quelques investigations bibliographiques sont encore à venir...
Sources: "Deux héros de Bretagne: le Marquis de Pontcallec et Marion du Faouët" Brice Evain: Histoires et mémoires. Coll: mémoire de mastère2. 2009-436p.
"Les Forges des Salles. 1622-1877" André Le Coroller. Mars 2012. Charles Floquet (à propos du château des Salles en Sainte Brigitte).

dimanche 17 septembre 2017

Réon à Sainte Brigitte, Morbihan

Carte Blanche à Reon le 24 septembre à Sainte Brigitte (56)

Dans le cadre des animations de Sainte Brigitte, "Cartes Blanches" est le nom d'une association qui réalise des animations sur la commune, dont les hommages  à des personnalités ayant vécu ou séjourné à Sainte Brigitte, et une personnalité qui n'a laissé personne indifférent est bien le célèbre peintre et artiste potier du moulin du Corbeau, près de l'étang des Salles dans les années 1970-1980; il s'agit bien entendu du peintre Reon. L'association Mil Tamm est également impliquée dans le regroupement d'une vingtaine d'oeuvres de Reon qui seront exposées dans la salle des fêtes de Sainte Brigitte, le dimanche 24 septembre de 10h à 18h (voir le site internet de la commune de Sainte Brigitte). Un certain nombre de tableaux de Reon illustrent les poèmes du blog "rosquelfen-pj". Ils contribuent à conserver, chez les visiteurs du blog,la mémoire de cet artiste internationalement reconnu.



Affiche diffusée par les organisateurs de l'animation "Carte Blanche à Reon" dimanche prochain à Sainte Brigitte, un événement à ne pas manquer et en particulier pour ceux qui ont connu Reon entre 1971 et 1995 au Moulin du Corbeau, un message de l'artiste leur est destiné.

samedi 19 juillet 2014

Exposition à Perret

Exposition dans l'église Saint Nicodème de Perret (22)le 17 juillet 2014

Dans le cadre de l'animation Tro ar Chapeliou, initiée par l'Office du Tourisme du Kreiz Breizh et l'Ecole de Musique (EMDKB), la journée du 17 juillet dernier aura contribué à améliorer les connaissances des uns et des autres sur Perret et son patrimoine, au coeur du terroir Koste 'r c'hoed. Depuis le matin, l'église paroissiale était ouverte et hébergeait une exposition de peintures ainsi qu'une sculpture (Philippe Corman). Cette photo prise dans l'église du XVIIIe siècle, construite sur un édifice plus ancien et peut-être même sur l'emplacement de l'ancien monastère de Saint Ducocan cité dans le Cartulaire de Redon (871), montre devant la fresque du XVIIIe, une vierge à l'enfant plus ancienne (XVI ou XVIIe) en bois polychrome qui trônait jusqu'en 1975 dans le porche d'entrée de l'église.
La seconde photo, prise dans la nef, côté transept Sud, montre quelques toiles de l'un des artistes (Jean-Michel Offresson). Elles sont présentées sur des chevalets  et laissent aux visiteurs la possibilité d'en faire le tour pour observer les détails de l'église et sa statuaire (en arrière-plan, l'autel et son tabernacle, chapelle du transept Sud, avec peinture sur bois d'origine contemporaine). Les artistes présents à cette exposition visitée dans la journée par environ 80 personnes et qui n'ont pas encore été nommés sont Sylviane Aymé, Irène Hidas et Guy Le Breton.
On notera au passage, cette bannière de velours brodé au fil d'or, dédiée à Notre Dame de Gwirmané, la chapelle où s'est déroulée la causerie de l'après-midi et le concert en soirée. Cette bannière des soldats de 14-18 entre dans l'actualité du centenaire de la déclaration de cette terrible guerre, et témoigne de l'importance de Gwirmane dans le pays. Cette chapelle, centre du pélerinage des conscrits, le jour de l'assomption recevait autrefois ces jeunes hommes partis le matin de N.D. du Roncier à Rostrenen pour la grand messe du pardon de Gwirmané (15km de Rostrenen) puis participaient aux vêpres du pardon de Quelven (sur Guern, à 21km de Gwirmané, dans le Morbihan). La graphie sur la bannière diffère de celle visible sur plusieurs documents de l'époque ou antérieurs: Gwec'h mane, Gwirmane et on trouve même Guermane qui n'a plus la même signification: Gwerc'h mane = la vierge du Mont, Gwirmane= la colline de la Vérité (colline de l'oracle, culte de Junon-Hera à l'époque galloromaine), et Guermane ou Kermane= le village de la colline (un quartier de Perret).

samedi 21 juin 2014

Patrimoine et Histoire

Tro ar Chapeliou le 17 juillet 2014 à Gwirmané en Perret (22570)

L'animation estivale bien connue maintenant en Centre Bretagne, passera le 17 juillet prochain par la chapelle de Gwirmané, édifice du XV et XVIe siècle qui possède encore des vestiges du XIVe. Ce bel édifice sera donc ouvert au public ce jour là, une occasion à ne pas manquer pour ceux qui s'intéressent au patrimoine rural de la région. Gwirmané est situé en pays Koste 'r c'hoed, terroir vannetais (aujourd'hui Perret se trouve en Côtes d'Armor, mais avant la Révolution, elle était une Trève de Silfiac, Diocèse de Vannes). Une causerie débutera dans la chapelle à 18h; elle abordera l'histoire de l'édifice et aussi celle du pays dans lequel il se situe. La soirée sera l'occasion d'assister à un concert (Dua Bahasa) avec en première partie, les jeunes de l'école de musique du Kreiz Breizh dans des compositions musicales et mélodiques du terroir. Informations complémentaires à l'Office du Tourisme de Rostrenen ou aux "points I" de Gouarec et des environs.

mercredi 14 mai 2014

Koste 'r c'hoed

Le 14 Mai 2014, un visiteur de marque

Ce jour de Mai 2014, relativement bien ensoleillé, est marqué par le passage d'un célèbre scientifique français, le professeur-chercheur et marcheur Axel Kahn  au bourg de Perret (22), petit village du Koste 'r c'hoed au riche patrimoine historique et culturel. Malgré un temps limité sur cette diagonale de la Pointe du Raz à Menton, le passage d'Axel Kahn est une occasion d'échanger avec un grand humaniste et si ce n'est pas directement, c'est par la lecture de ses "Pensées en chemin" ou par son blog. Cet homme est comme un phare à ne pas perdre de vue dans  l'environnement plutôt agité qui est le notre aujourd'hui.

lundi 21 octobre 2013

Histoire du terroir

Koste 'r c'hoed et Rohan
Le visiteur de passage dans le secteur de Quénécan, entre Morbihan et Côtes d'Armor peut se demander ce que vient faire le nom de la puissante famille de Rohan dans ce petit terroir. Et bien non seulement le pays leur appartenait, au moins jusqu'en 1802, date à laquelle le duc de Rohan vend la forêt de Quénécan à son régisseur des Forges de Lanoué, le Comte Henry de Janzé mais surtout parce que sur la commune actuelle de Sainte Brigitte (56), au bord de l'étang des Salles, se cachent sous les ronces, les ruines d'un ancien château, lieu de séjour des Rohan dans la région et dans lequel a été notamment signée la charte de fondation de l'abbaye cistercienne de Bon Repos, sur l'autre rive du Blavet (en Saint Gelven). Cet endroit remarquable de la forêt abrite un gisement de cristaux d'andalousite à inclusions charbonneuses qui sont à l'origine des armes de la famille de Rohan (d'abord six puis neuf macles d'or sur fond de gueules aboutées trois à trois).

Dans sa matrice de schiste, l'andalousite vue en section est losangique avec figures charbonneuses de couleur noire pouvant parfois faire ressembler la coupe de ce minéral à une croix.C'est un silicate d'alumine produit par métamorphisme.Pour en savoir plus sur ce sujet, voir l'article du 22/01/2013 sur rosquelfen-pj.blogspot.com
Ce symbole cruciforme n'a pas manqué de frapper les esprits au cours des siècles. Le château est déjà mentionné  en 1184 comme indiqué précédemment, mais aussi en 871 (Cartulaire de Redon) qui parle de la venue à cet endroit du roi Salomon. Les archéologues (de Keranflec'h Kernezne)  mentionnent l'existence d'une villa romaine sur une probable implantation celtique. Aussi loin que remonte la mémoire (fouilles archéologiques, documents historiques, archives de Bon Repos...), cet endroit a attiré des hommes qui se sont interrogés sur le mystère de ce sol marqué de croix.
Aujourd'hui des passionnés de culture bretonne et des danses traditionnelles en particulier s'interrogent sur le rôle de ce château dans la diffusion du Trihori, cet ancêtre des gavottes et donc aussi du koste 'r c'hoed.